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ISO 9001:2015 : vers un SMI
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6 Commentaire(s)
Il y a 22 jours

Bonjour à tous,

Je souhaitais avoir des retours d'expérience sur les passages à l'ISO 9001 version 2015 par rapport aux exigences renforcées sur les parties intéressées, dont les salariés, la gestion des risques et l'analyse du contexte.

Si ces pratiques apparaissent comme exigences dans l'ISO 9001, elles ne sont pas nouvelles pour les entreprises. En effet, depuis la mise en place du Document Unique, l'analyse des risques propres à la santé et la sécurité des salariés est une obligation pour tout employeur.

Ma question est alors si, sur vos expériences, les risques identifiés dans le Document Unique, ainsi que les avis émis par le CHSCT ou les DPs, sont à intégrer dans la gestion des risques du SMQ ?

On rentrerait ainsi dans un modèle QHSE, qui tend de plus en plus vers un SMI.

Qu'avez-vous mis en place sur ces aspects ?
Comment les auditeurs les ont-ils abordés ?

Par avance merci pour vos échanges

Au plaisir de vous lire

Vincent LECOMTE

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Commentaire(s)


Il y a 21 jours

Bonjour, D'un point de vue auditeur (RA), en 9001 les risques sont ceux qui peuvent toucher le produit, le service, les processus. Pour les parties intéressées, les meilleures pratiques que j'ai vues pour les identifier intègrent les impacts réciproques entre l'organisme et les parties intéressées (finalement, c'est une analyse de risque). Le DU et le CHSCT sont des entrées pour un système SST mais très rarement qualité. Bien cordialement

Il y a 21 jours

De mon point de vue, cela dépend du périmètre de votre responsabilité : Est ce que votre rôle se limite au SMQ ou inclut il la sécurité ? Dans le 1er cas je reprendrais la réponse de M Thierry Marcus. Dans le cas où serait intégrée la sécurité , effectivement il est envisageable de construire un SMI si la Direction trouve cette intégration pertinente (Ce n'est pas nécessairement le cas quand les hiérarchques de chaque périmètre sont totalement distincts) . Et la V 2015 avec la nouvelle notion de "parties interessées" , au delà du client, tend à faciliter cette intégration.

Il y a 21 jours

Merci pour vos retours. Effectivement, la question doit se poser en amont, avec l'analyse du contexte et des risques inhérents. Il est vrai que si la partie SST est déjà traité sous la responsabilité d'une autre entité, l'idée n'est pas de la reprendre dans le SMQ. Par contre, ne faut-il pas au moins s'assurer d'une revue des indicateurs SST avant la mise à jour des plans qualité afin d'orienter l'analyse de contexte pour le SMQ ? Je pense par exemple à des situations d'incidents récurrents remontés par les SST sur une ligne de production, qui impacte naturellement des risques qualité produit. Ou encore des surcharges d'équipe support client signalées en CHSCT qui risque également d'impacter les interactions avec les utilisateurs. Ceci dans l'objectif de prévenir toute insatisfaction client à partir de 'signaux précurseurs'. J'imagine alors pour ces exemples, qu'il faudrait analyser les indicateurs issus du DU et Bilans Annuels afin d'aligner les enjeux stratégiques et le contexte interne de l'entreprise, en plus du contexte externe. Ensuite, si effectivement une entité, intégrée aux revues de Direction, est déjà en charge des actions SST, on s'assure que les actions sont suivies avec la même exigence de moyen qui est attendue pour le SMQ car des impacts potentiels sont identifiés. Par contre, s'il n'y a pas d'entité spécifique SST au comité de Direction, il faudrait soit l'identifier, soit l'intégrer dans le suivi du SMQ. Sommes nous alors sur la même compréhension ? Bien cordialement.

Il y a 20 jours

D'ailleurs, j'ai du mal à trouver un exemple d'activité d'une organisation qui ne devrait pas être couverte par le SMQ (qui tend à se renommer simplement par Système de Management) si l'on considère qu'une organisation vise des objectifs, donc des exigences, Le SMQ n'est que la décomposition de l'organisation cherchant à tenir ses objectifs et la certification lui permet de s'en assurer. La question n'est alors pas tant de savoir ce que l'on met dans le SMQ, mais plutôt ce que l'on souhaite faire certifier. C'est bien ça ? Ainsi, si l'on considère qu'il n'y a pas de risque impactant les objectifs de l'organisation, on peut décider de sortir du périmètre de l'audit certaines activités, mais il faudra au minimum que l'on puisse démontrer cette absence de risque et garantir la fiabilité des données contextuelles (6e principe du management de la qualité) orientant cette décision. Sommes nous toujours d'accord ?

Il y a 17 jours

J'ai juste compris la question de la fin et je pense qu'il vaut mieux séparer les deux. La qualité des produits, du fonctionnement ou la satisfaction des clients, ne sont concernés que si les problèmes de santé ou sécurité conduisent à des non qualités. Les risques dans la santé sécurité et la 45001 le dit comme cela ce sont les risques pour les travailleurs. Les risques dans la qualité peuvent être la conséquence d'accidents ou maladies (taches de sang sur les produits, immobilisation d'équipement pour enquête ou manque d'effectifs pour produire à livrer à temps, erreurs dues au stress...) mais c'est une autre question où les données de sortie de la sécurité interviennent comme donnée d'entrée de la qualité. Pour les parties intéressées c'est la même chose les unes sont liées aux enjeux qualité, les autres au enjeux santé et sécurité des travailleurs. Il peut y avoir recoupement mais ce n'est que fortuit même si le personnel est toujours au cœur de tous les aspects du fonctionnement de l'entreprise.

Il y a 17 jours

Merci Jean-Charles pour votre réponse, qui me fait douter cependant de ma compréhension de l'évolution 2015 de la norme. J'ai pu (ou cru) comprendre que cette dernière évolution tendait à rapprocher l'ISO:9001 vers les modèles d'excellence comme l'EFQM, en visant l'amélioration des performances globales. Ceci étant atteint par la satisfaction de plusieurs facteurs, proches de l'EFQM. Avec cette compréhension, comment ne pas considérer les aspects santé et sécurité pour garantir la satisfaction des parties intéressées, sur le facteur 'personnel' ? (Attention, je ne vise pas à tout combiner, mais au moins intégrer dans le SM(Q) les interactions avec les autres domaines, ceci afin de suivre les risques selon les contextes) (Je ne dis pas non plus que tout doit être géré par le Responsable Qualité, mais par le 'Système de Management' qui doit définir les rôles avec l'objectif de faciliter le partage des informations et des décisions)